Sans nom
Entre les monts qui s'élèvent
Et entre tous les beaux rêves
Il en est un qui crève
Et qui tombe dans la grève.
Un rêve ballotté par le vent
Qui part comme un grand perdant
Courbé et couvert de sang
Battu face à bien plus puissant.
Un combat sans bien de sens
D'un monde dont l'indépendance
Est dérobé par une puissance
Au pouvoir bien trop immense.
Et entre les vallées noires
Entre tous les rêves d'espoir
Rien n'ose plus se mouvoir
Il est là, il est trop tard.
Le paysage se brouille
Les fleurs éteintes de mouillent
D'une pluie lasse qui bafouille
Toute sa détresse et toute sa trouille.
Tout s'est arrêté ici
Mais pourtant tout est en vie
L'astre s'évanouit
Mais bat toujours la nuit.
Dans ce monde qui a si peur
Des volontés du coeur
Dont le souffle dans son ardeur
Soulève tourments et rancoeurs.
Tout ne dépend de plus rien
Quand l'horizon rouge devient
Par la venue d'un souverain
Par tous immensément craint.
Et il marche, et il avance
Tout autour le monde danse
Le monde perd toute son essence
Et s'abandonne à la démence.
Les rivières se déchaînent
D'ivresse, se tordent les chaînes
Et ce souterrain quand même
Marche et le monde, hélas, aime.
Juin 2012. A la passion.
