Cumulonimbus
La marche rapide des nuages
Qui envahissent l'éther éteint
Mais moi, je ne veux rien
Et moi, je veux le bien
La tête haute et le regard droit
Il faut, par là ou là-bas, non là
Et les nuages de plus en plus lourds
Et mon coeur qui court, court, court
Le ciel bleu se couvre de gris
Les fleurs s'ouvrent, pourries
Tant pis,
Puisqu'il faut vivre sans une erreur
Une peur,
Puisqu'il faut sourire sans rancoeur
Et puis des nuages encore
Bousculent toutes les dorures
De l'astre dont les blessures
Font gémir le vent
Siffler les serpents
Qu'importe les feuilles mortes
Me fouettant tout le visage
Après tout il faut faire en sorte
Que du ciel noir ne se dégage
Que chaleur sage, rayons larges
On n'est jamais aussi seuls
Que quand ceux qu'on aime
Ne voit que la noirceur du ciel ébène
Dans un linceul déjà trop usé
Oh mais arrêtez, vous savez
La pluie, toujours je la sens
Elle me glace le sang
Ce tas de nuages, je le hais
Et jamais lui il ne disparaît
Mais allons donc, toujours il faut marcher
Plus loin encore que ces rangées
Ces nuages lourds sur mes épaules fatiguées
De tant de tempêtes endossées
Mais qui jamais ne m'ont faites dévier.
Mai 2012. Au cumul des émotions, à l'incompréhension du sensible.
